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Site du Collège les Eyquems, à Mérignac (33)

Des élèves des Eyquems à la 64ème cérémonie d’hommage aux fusillés de Souge (Martignas)
Article mis en ligne le 20 novembre 2008

par M-P Pujol
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Dimanche 26 octobre 2008

-Manon Ponceteau, Pierre Sargeac et Lucie Valente (3°2), Camille Chagot et Guillaume Daphniet (3°4), accompagnés de Mme Pujol (professeur d’Histoire) ont assisté à cette cérémonie sur le lieu même des exécutions. Elles eurent lieu pendant la Seconde Guerre mondiale.

-Bordeaux était alors en zone occupée et l’armée allemande, aidée par les forces de l’ordre françaises, exerça une répression impitoyable. Dès 1940, elle visa les syndicalistes, communistes et membres des « Auberges de Jeunesse ». Furent fusillés ensuite des résistants communistes et gaullistes. Les femmes, arrêtées pour les mêmes raisons, furent déportées. Peu y survécurent.

-Comme chaque année, l’énumération des 300 noms des fusillés « morts pour la France », âgés de 17 à 69 ans, créa un moment de silence et d’émotion.

-Les autorités civiles et militaires, les représentants de associations, partis politiques, syndicats et surtout des Familles de fusillés déposèrent ensuite des gerbes, après les discours officiels.

-L’un deux fut lu par M. Pascal Convert, venu du Mont Valérien (Paris), principal lieu d’exécution en France. Il termina sur une réflexion actuelle :
« Le résistant n’est pas un être supérieur ou un être prédestiné mais un homme qui s’est préparé à affronter le nazisme, un homme qui a choisi le métier de vivre libre même si cela devait lui coûter la vie.
A notre époque, trop apte à céder rapidement au pessimisme et à son corollaire, l’individualisme, il faut maintenant rappeler que ce qui caractérisait ces hommes, ces femmes qui avaient choisi de résister, ce n’était pas le pessimisme mais l’optimisme et la solidarité. Et cet optimisme a triomphé.
 »

-Les élèves des Eyquems ont été présentés par leur Conseiller général, M Fergeau, aux autorités militaires d’Aquitaine et au représentant du maire de Martignas (M Vernejoul) et de Bordeaux (M Juppé). Ils ont pu s’entretenir avec Georges Durou (otage non fusillé en 1941 car il n’avait que 16 ans mais qui fut déporté à Sachsenhausen) et avec d’anciens résistants, Pierre Michaud et Roland Pénichon (malheureusement décédé depuis).

-A Mérignac, chaque année, le dernier dimanche d’avril, au Monument aux Morts, le nom des fusillés de la commune est rappelé. Ils sont 12 de Jean Barrière à Louis Pouyol, morts à Souge. A eux, s’ajoutent 19 déporté(e)s pour fait de résistance (comme Georges Bonnac et Gérard Blot d’Arlac) ou victimes de l’antisémitisme comme les familles Lopès et Torrès (des Eyquems).

-La cérémonie de Souge et celles de Mérignac permettent chaque année à des élèves de 3° de rencontrer des hommes, des femmes qui ont vécu l’Histoire qu’ils étudient en classe mais aussi des responsables de la vie civique actuelle. Pour ces adultes et ces témoins, ces jeunes représentent l’espoir d’une transmission des valeurs qui fondent la République.



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